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Le 14 septembre 2018, le Premier ministre, Edouard Philippe, accompagné du ministre de la Transition écologique et solidaire, François de Rugy, et de la ministre en charge des Transports, Elisabeth Borne, a dévoilé les grandes lignes du plan vélo. Ce dernier était très attendu par les ONG, les collectivités, les entreprises et la société civile. L’essentiel des attentes ont été été satisfaites, ce plan national étant le premier plan vélo français réellement crédible. L’Etat sortait enfin de la simple incantation en donnant l’exemple : en créant un fonds national vélo, en rendant obligatoire le forfait mobilité vélo pour les fonctionnaires, en systématisant le marquage des vélos et en généralisant l’apprentissage de la mobilité vélo avant l’entrée au collège. 

L’annonce de ce plan est une étape cruciale, mais n’est en rien un aboutissement en soit. Pour construire le « système vélo » qu’attendent les citoyennes et les citoyens pour passer à l’acte et pédaler, chaque acteur doit mettre la bonne pièce du puzzle au bon moment

Si la difficulté est que cela ne fonctionnera que si chacune et chacun « prend sa part », la bonne nouvelle, c’est que chaque acteur sera gagnant. En effet, de manière assez surprenante, la bicyclette est un sujet qui frappe par son côté transverse à tous égards. 

Transversalité des enjeux, pour commencer. Une fois évoquée l’inclusivité - le vélo rend service quel que soit l’âge, le genre ou le niveau de revenu - on peut énumérer longtemps ses autres bénéfices : qualité de vie retrouvée, emploi local, prévention primaire pour répondre aux défis de santé publique, qualité de l’air, réduction du bruit, réduction des arrêts maladies, neutralité climat, reconquête des centres des villes moyennes, pansement des maux dus à la périurbanisation, attractivité des transports en commun en milieu moins dense, désaturation de ces derniers en milieu dense. 

Ensuite vient la transversalité des actions à mener pour obtenir les bénéfices listés plus hauts : mise en place d’infrastructures sécurisées - de circulation comme de stationnement -, mais également des services sur mesure - conseil, apprentissage, location, réparation -, et enfin fiscalité. 

Enfin arrive la transversalité incroyable des acteurs pour mettre en oeuvre la transition cyclable. « On ne peut pas tout attendre de l’Etat », nous répondent souvent nos interlocuteurs dans les ministères. Effectivement, le rôle des collectivités est essentiel, tout comme celui des bailleurs ou encore des établissement scolaires, grâce aux leviers mis en place par le gouvernement. Mais les parlementaires, les employeurs, les professionnels du cycle et les citoyens ont aussi un rôle essentiel à jouer. 

Un peu perdu ? Pour aider à la compréhension du « qui fait quoi », visitez les pages ci-dessous :

Ou télécharger notre guide ''Plan vélo : mode d'emploi''
(PDF, 20 pages).