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Mobilité plus intermodale

1/ Quelles mesures pourraient faciliter l’utilisation de plusieurs modes de transports dans un même trajet (la voiture puis le train puis le vélo, par exemple) ?

Ces enjeux (la multimodalité et l'intermodalité) sont clairement ceux qui ont le plus fort potentiel de report modal. Il est plus facile et moins onéreux d'optimiser l'existant en travaillant sur les interfaces entre les modes qu'en créant de nouvelles infrastructures de grande échelle.
Avec une distance de 5 km facile à parcourir en 20 minutes (temps de trajet prévisible et non soumis aux aléas), le vélo est l'outil qui est à la fois sous-exploité en France et dont le développement serait potentiellement le moins onéreux et le plus rapide. Ainsi, il parait aisé de rendre systématique un stationnement fonctionnel, dimensionné, incitatif/visible, accessible de plain pied, réellement sécurisé (et avec une billetique intégrée) dans toutes les gares et plus généralement tous les pôles d'échanges multimodaux (y compris parking de covoiturage, qui doivent être accessibles à vélo et disposer de stationnement crédible).
La volonté de nombreux usagers est d'embarquer leur vélos à bords, ce qui n'est actuellement pas toujours facile. Face à la durée longue que nécessitent les renouvellements des matériels roulants, il existe des parades simples et efficaces (mais qui n'empêchent pas de prévoir l'embarquement des vélos dans les renouvellements de matériel). Notamment, il y a une communication et favorisation des vélos pliants. Par ailleurs, il faut analyser les données d'occupation des TC pour aboutir à des algorithmes de prédictions d'occupation qui permettront d'aider les usagers dans leurs choix fin d'horaire.
Enfin, il faut aller plus loin dans l'intégration du vélo partagé dans la chaîne des transports. Au delà d'une billetique intégrée, on peut imaginer réserver un vélo partagé à un usager qui concède de laisser son vélo individuel dans une consigne en début de trajet TC (garantie de disponibilité de vélo partagé en fin de trajet TC).

2/ Comment encourager les voyageurs à se passer de leur voiture individuelle ?

Au delà des mesures d'optimisation citées plus haut, un certain nombre de mesures peut servir de coup de pouce au changement de comportements.
Il apparait essentiel de rendre obligatoire le versement par les employeurs de l'indemnité kilométrique vélo (IKV) et de rendre flexible son cumul avec la prise en charge de 50 % de l'abonnement TC.
Il faut également maintenir et étendre l'éco-bonus pour l'achat de VAE et de vélos spéciaux (pliants, cargos).
Rendre plus accessibles les vélos partagés, notamment des vélos spéciaux (pliants ou cargos), permettra d'envisager plus facilement l'abandon d'une seconde voiture, voire de la voiture individuelle tout court, le spectre d'un maximum d'usages étant couvert.

3/ Comment améliorer la logistique urbaine sans encombrer l'espace public ?

Les vélos-cargos (et autres véhicules légers) doivent être la solution privilégiée pour le dernier bi-kilomètre, surtout en milieu dense. En effet, cette solution est moins chère, a moins d'externalités (bruit, pollution) et crée davantage d'emplois (moins de coût de matériel, davantage de coût de main d'oeuvre). Des algorithmes doivent être développés pour rendre ceci possible le plus rapidement possible. Il faudra également des hubs aux portes de la ville dense pour permettre l'intermodalité entre transports plus lourds - vélos-cargos.

4/ Comment assurer la gouvernance de l’intermodalité ?


Il est essentiel d'impliquer les usagers et leurs représentants. Plutôt que d'imposer des solutions unilatéralement, prendre le temps de passer par du prototypage de solutions (démarche type design thinking).