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Mobilité plus connectée

Le vélo a la particularité d'être étonnamment transverse et de pouvoir contribuer largement à chacune des six thématiques retenues. 

1/ Des vélos partagés partout

Le développement du numérique et le taux de pénétration des terminaux mobiles doit permettre d'aller plus loin dans le vélo partagé, qui ne sera dorénavant plus réservé aux territoires très denses (comme c'est le cas pour les VLS de type "Vélib" et consorts).

2/ Lutte contre le vol et le recel de vélos

Le développement de la géolocalisation doit pouvoir permettre de garantir la sécurité des vélos (partagés comme ceux évoqués plus hauts ou individuels). Les données issues de ce procédé pourront contribuer au point 3. Des éléments de cartographie ouverte (liste des parkings sécurisés, etc.) permettront également d'augmenter la sécurité des vélos.
Concernant la lutte contre le recel, la création d'une ombrelle (type GIE) permettant de relier entre elles les bases de données contenant les numéros de série des différents constructeurs pour aboutir à un identifiant unique par vélo (de type BICYCODE®) permettrait de proposer cet identifiant unique pour des transactions de ventes de vélos d'occasion, notamment sur des plaques tournantes comme "le bon coin".

3/ Analyse des données de circulation,

croisement avec d'autres jeux de données disponibles

Les données récoltées (par différentes techniques, notamment géolocalisation approximative par les opérateurs de téléphonie mobiles, mais également les dispositifs similaires à ceux décrits au point 2) doivent permettre de constituer des "cartes des  chaleurs" ; celles-ci reflétant les déplacements actuellement effectués par les cyclistes (avec ventilations multiples : par âge, par sexe, par saison, en fonction de la météo, du jour de la semaine vs week end). Une superposition avec une carte des déplacements prévus par la disposition des pôles générateurs de déplacement, avec les cartes des accidents et des presque-accidents, doit permettre de prioriser les investissements et repérer les coupures et discontinuités.

4/ Prédictions sur les taux d'occupation des trains,

suggestions de trajets

Face à la durée longue que nécessitent les renouvellements des matériels roulants, les algorithmes de prédictions d'occupation de train et d'occupation des stationnements sécurisés pour vélos permettront d'aider les usagers dans leurs choix.
Des calculateurs de trajets prenant correctement en compte ces paramètres inciteront au report modal. En effet, actuellement les principaux acteurs (Google maps notamment) ne proposent que des itinéraires mono-modaux, alors que le trajet intermodal est souvent de loin le plus optimal, que ce soit en terme de temps, de coût ou d'émissions de GES.

5/ Modes actifs versus modes avec automatisme

Les véhicules avec automatisme (dits autonomes) doivent donner priorité absolue aux cyclistes et piétons, ce qui permettra de ne pas dégrader l'insécurité routière.
Pour des raisons de santé publique, il est toujours préférable d'aller vers une solution type vélo ou vélo à assistance électrique que vers une solution "véhicule avec automatismes".

6/ Vélo vs GAFA

Comme dans tous les domaines, le vélo-déplacement aura aussi son "GAFA" et sans soutien fort de la force publique (Etat, collectivités, institutions, grandes entreprises publiques), l'acteur dominant sera un acteur étranger (voir actuellement : strava, google navigation ou encore bike citizens).
Pourtant, les initiatives/innovations tricolores sont nombreuses dans le domaine des modes actifs. Les soutenir permettra non seulement de les conforter dans l'hexagone, mais également d'exporter le savoir-faire français et donc de créer des emplois.

7/ Logistique urbaine connectée

Les vélos-cargos (et autres véhicules légers) doivent être la solution privilégiée pour le dernier bi-kilomètre, surtout en milieu dense. En effet, cette solution est moins chère, a moins d'externalités (bruit, pollution) et crée davantage d'emplois (moins de coût de matériel, davantage de coût de main d'oeuvre). Des algorithmes doivent être développés pour rendre ceci possible le plus rapidement possible. Il faudra également des hubs aux portes de la ville dense pour permettre l'intermodalité entre transports plus lourds - vélos-cargos.

8/ Vélo contre l'isolement

Vous nous demandez "Le véhicule autonome peut-il être une réponse à l'isolement social et participer à la baisse des émissions de GES ?". Si la réponse est oui, c'est dans une bien moindre mesure que le développement de l'usage du vélo et l'amélioration des conditions pour la marche.